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Merzak Allouache |
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| Un cinéaste-témoin de l'Algérie contemporaine | |||||||
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Né en 1944, Merzak Allouache, formé
à l'Institut national du cinéma d'Alger puis à
l'IDHEC (Paris), s'est fait remarquer dès son premier
film Omar Gatlato (1976), tranche de vie de quelques jeunes
dans un quartier populaire d'Alger. Par son ton nouveau, un humour
raffiné, l'usage alerte du dialecte algérien, le
réalisateur dresse le portrait d'un machiste, archétype
du jeune méditerranéen, qui n'arrive pas à
instaurer une relation normale avec la femme. L'accueil du public
algérien au film est chaleureux, à la mesure de
l'emploi par le réalisateur d'une forme narrative faite
de connivence. En contre-jour, c'est la société
réelle, en proie à l'ennui et à l'aliénation,
qui est de la sorte interpellée par la voix off du héros.
Suivront deux autres films, Les Aventures d'un héros
(1977), L'homme qui regardait les fenêtres (1982),
puis le cinéaste séjourne en France où il
réalise son quatrième long métrage, Un
amour à Paris (1983). En 1988, Merzak Allouache retrouve
l'Algérie passablement secouée par les émeutes
d'octobre qui mettent à bas le masque du parti unique.
Merzak Allouache réalise, à titre personnel, des
films documentaires pour rendre compte de la nouvelle situation
induite depuis le soulèvement de la jeunesse algérienne.
Il sillonne le pays, recueillant des témoignages sur la
torture, des interviews de militants politiques, dévoilant
les revendications féminines "plurielles et contradictoires".
Deux films documentaires témoignent de ce travail de fond
sur la société civile, L'Algérie en démocratie
et Femmes en mouvement. En 1993, Merzak Allouache
amorce un retour à la "fiction" avec Bab
El-Oued City, film tourné en Algérie en pleine
crise politique et monté en France. R. B. |
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© @rchipress 1998 |
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