Les "neuf historiques"
Arrêtés avec Ben Bella dans l'avion d'Air-Atlas
en 1956 et compagnons de captivité de celui-ci à
la Santé jusqu'en 1959, Hocine Aït Ahmed, Mohammed
Khider et Mohammed Boudiaf avaient fondé, en avril 1954,
avec Ben Bella, Ben Boulaid, Ben M'hidi, Bitat, Didouche et Belkacem
Krim, le Comité révolutionnaire d'unité
et d'action (CRUA) Ce comité, qui se réunit tout
au long de 1954 - en France comme en Algérie ou à
Berne - joue un rôle militaire si important dans la guerre
d'indépendance que ses membres fondateurs seront appelés
les "neuf historiques".
Houari Boumediène (1925-1978)
Chef d'état-major de l'Armée de libération
nationale algérienne de 1960 à 1962, Boumediène
joue un rôle clé dans les manoeuvres qui amènent
Ben Bella au pouvoir, puis, en 1965, l'en font tomber. Devenu
à son tour président, Boumediène entreprend
de vastes réformes économiques (nationalisation
des sources d'énergie et des établissements de
crédit, réforme agraire) et sociales (arabisation).
Mehdi Ben Barka (1920- ?)
Homme politique marocain, Ben Barka fonde en 1950 la principale
force d'opposition au régime (l'Union nationale des forces
populaires). Ayant pris position en faveur de l'Algérie
lors de la querelle des frontières algéro-marocaines,
il est condamné à mort par contumace en 1963. Exilé,
il disparaît le 29 octobre 1965 à Paris, enlevé
par des membres des services français et marocains.
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Président un peu, prisonnier beaucoup, exilé sans
amertume,
par Charles-Henri Favrod
© Le Temps stratégique
Genève, No 3, hiver 1982-1983. le.temps@edipresse.ch
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