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La longue, l'inépuisable durée des civilisations Par Fernand Braudel
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ADDENDA Ibn Khaldoun, Pour une histoire
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ADDENDA Sur Braudel
Sa vision mondiale de l'Histoire Je crois que son grand mérite a été de comprendre qu'il y avait une évolution irrépressible, que personne ne pouvait contenir, pour sortir de cette espèce d'européo-centrisme qui avait fonctionné à plein au XIXe siècle et à l'époque coloniale, et encore pendant la première moitié du XXe siècle, et qu'il fallait désormais avoir vraiment une vision mondiale de l'histoire. Son histoire à plusieurs temps Son second mérite (...) a été de mettre en relation les événements historiques et les événements à plus longue durée, disons les événements anthropologiques, et ainsi de concevoir qu'il y a plusieurs temps dans l'histoire. Il y a un temps court, celui des événements; cela ne correspond d'ailleurs pas du tout à sa pensée de dire qu'il a rejeté l'événement, mais il a toujours considéré qu'il fallait être capable d'aller plus loin que les événements, de comprendre ce qui les provoquait, même quand il s'agissait d'événements aussi dramatiques que la Révolution française par exemple. Et puis il y a ce qu'il a appelé la longue durée et cela a été une idée très importante (...) Sa mise en scène du social D'une façon plus générale, il a introduit non seulement l'histoire
sociale mais le rôle des sociétés dans l'histoire économique. On avait tendance à
compartimenter les choses, avec, disons, une histoire des événements, des gouvernements
et des chancelleries; une histoire plus sociale et une histoire économique, celle-ci
tendant à être en quelque sorte autonome par rapport aux autres, même si on essayait
d'en tirer des enseignements pour les deux autres. Je crois que Braudel a beaucoup veillé
à introduire les changements sociaux, les modifications des sociétés, dans l'histoire
économique."
ARTICLE ADDENDA
© Le Temps stratégique, No 82, Genève, juillet-août 1998. le.temps@edipresse.ch |
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© @rchipress 1998
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