SCIENCE/POLEMIQUE

La science ?
Il ne lui reste plus rien
à découvrir!

Par John Horgan

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POLEMIQUE / CONTRE-ARGUMENT 1

Finie la science ?
Tout reste à découvrir !

 

POLEMIQUE / CONTRE-ARGUMENT 2

La faiblesse de la thèse de John Horgan est qu'elle aussi est improuvable !

 

ADDENDA

Les théories fusillées
par John Horgan

Bibliographie

 

 

 

ADDENDA

Who's who pratique

Sir Peter B. Medawar (1915-1987), biologiste brésilien devenu britannique, fut prix Nobel de médecine en 1960 pour ses travaux pionniers sur la greffe de tissus qui permirent d'envisager la transplantation d'organes. Il est l'auteur de nombreux écrits scientifiques et philosophiques parmi lesquels The Limits of Science (Oxford, New York, Oxford University Press, 1987).

Brian Josephson, physicien anglais né en 1940, prix Nobel de physique 1973 pour ses travaux sur la superconductivité, est directeur de projet au sein du laboratoire Cavendish de Cambridge. Ses travaux récents militent pour une théorie de l'intelligence et une "science de la conscience": il a ainsi co-édité l'ouvrage Consciousness and the Physical World (Oxford, New York, Pergamon Press, 1980).

Ernst Walter Mayr, né en 1904 en Allemagne, a enseigné à partir de 1953 la zoologie à l'université Harvard. Il est surtout connu pour ses vues néo-darwiniennes sur l'évolution, développées dans plusieurs livres: Populations, espèces et évolution (Paris, Hermann, 1974) La biologie de l'évolution (Paris, Hermann, 1981), Darwin et la pensée moderne de l'évolution (Paris, Odile Jacob, 1993), L'évolution : articles extraits de "Scientific American" et de "Pour la Science" (Paris, Pour la science, 1978). Ernst Mayr a récemment participé à un débat sur l'intelligence extraterrestre organisé par l'institut du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) où il a dit le scepticisme que lui inspirent les recherches en cours, en raison, dit-il, de leurs prémices erronées sur l'intelligence et l'évolution.

Stephen Hawking, astrophysicien anglais né en 1942, enseigne les mathématiques à l'université de Cambridge. Il est l'auteur du best-seller Une brève histoire du temps : du big bang aux trous noirs (Paris, Flammarion, 1989) qui a été traduit dans 33 langues. Des réflexions sur les lois fondamentales de l'univers étaient la plupart de ses livres comme Commencement du temps et fin de la physique? (Paris, Flammarion, 1992), La nature de l'espace et du temps (coauteur avec Roger Penrose, Paris, Gallimard, 1997) et Trous noirs et bébés univers et autres essais (Paris, Odile Jacob, 1993).

Gunther Siegmund Stent, né en 1924 à Berlin, professeur émérite de neurobiologie à l'université de Californie (Berkeley). Auteur de nombreux ouvrages scientifiques, il s'est particulièrement intéressé, depuis les années 1960, à l'histoire et à la philosophie des sciences. Il a écrit notamment The coming of the Golden Age; a view of the End of Progress (Garden City, N.Y., Natural History Press, 1969), Paradoxes of Progress (San Francisco, W. H. Freeman, cop. 1978).

Stephen Jay Gould, né en 1941, est un paléontologue qui enseigne la géologie, la biologie et l'histoire des sciences depuis 1967 à l'université de Harvard. Chroniqueur au magazine "Natural History", il est l'auteur d'innombrables articles de vulgarisation scientifiques ainsi que de nombreux livres dont Darwin et les grandes énigmes de la vie (Paris, Pygmalion, 1979), Le pouce du panda : les grandes énigmes de l'évolution (Paris, Grasset, 1982), La foire aux dinosaures : réflexions sur l'histoire naturelle (Paris, Seuil, 1993), L'éventail du vivant : le mythe du progrès (Paris, Seuil, 1997). Il est considéré comme le chercheur scientifique le plus populaire des États-Unis.

John Bagnell Bury, historien (1861-1927), auteur d'une histoire de la notion de progrès qui fait référence jusqu'à nos jours The idea of progress : an inquiry into its origin and growth (New York, Dovar publications, 1955) publiée pour la première fois en 1932. Il y atteste notamment que "l'idée de Progrès signifie que la civilisation s'est déplacée, se déplace et se déplacera encore vers une direction désirable."

Francis Fukuyama, politologue américain, membre de la Rand Corporation, est surtout connu pour son livre La fin de l'histoire et le dernier homme (Paris, Flammarion, 1992) qui est une réflexion théorique inspirée par la fin de la guerre froide et de la "victoire" du libéralisme sur le communisme. Il a publié dernièrement La confiance et la puissance : vertus sociales et prospérité économique (Paris, Plon, 1997).

© paru dans Le Temps stratégique, No 84, novembre-décembre 1998.

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