SCIENCE

Et le nanot robot créa le monde en 6 minutes...

 

Par Nicolas Henchoz

Le Temps stratégique

DOSSIERS EN LIGNE

Des ordinateurs
presque vivants

 La fin des grandes
chaînes TV

Spécial prévisions

 
Courrier Nord-Sud
Photosatellite
Episthèmes
Site map
Webeditor

 

ADDENDA

Entre micro et nano

Réalité virtuelle, dites-vous?

Bibliographie

 

Les microscopes à "sondes locales"

A l'aise dans l'univers micrométrique, l'industrie commence à se rapprocher bellement du monde nanométrique, de l'ultime miniaturisation. Pensez aux éléments qui constituent les puces électroniques, aux sources lasers de faible puissance, à tous ces dispositifs réalisés en matériaux semi-conducteurs. Le nanomonde n'est plus très loin.

Les industriels ont ainsi un solide problème à résoudre. A cette échelle, le moindre défaut devient dévastateur. Mais comment le repérer? Les fabricants commencent donc à s'équiper à tour de bras en microscopes à sonde locale (microscopes à effet tunnel + à force atomique). Ces espions dans l'infiniment petit leur permettent d'inspecter les produits dont la qualité de surface revêt une importance primordiale (matrices servant à fabriquer les disques compacts par exemple).

Des dizaines d'entreprises se lancent

C'est ainsi que, en 1992, les ventes mondiales de microscopes à sonde locale ont atteint 50 millions de dollars. C'est encore nanoscopique mais déjà quelque chose. En Europe, quelque deux cents appareils ont été vendus l'an dernier pour un total de 15 millions de dollars. Trois fabricants se partagent pour l'instant ce début de marché: Digital Instruments, incontestablement le numéro un, Park Scientific Instruments et Topometrix. Curieusement, alors qu'il faut entre une année et demi et deux ans de travail pour fabriquer un seul microscope de ce type, ces trois fabricants relèvent de la catégorie des petites et moyennes entreprises. Le géant IBM en fabrique de son côté mais ne les commercialise pas. Probablement parce que d'autres terrains, encore plus fertiles (les mémoires informatiques à très haute capacité), pointent à l'horizon grâce aux nouveaux microscopes. En attendant, alléchées par le marché, des dizaines et des dizaines d'entreprises s'y lancent. Trop semble-t-il pour qu'elles puissent toutes survivre.

Un mot encore sur ces nouveaux engins. Dans un proche avenir, ils pourraient également servir à stocker des informations. Les spécialistes parlent déjà d'un système constitué d'une centaine de pointes de microscope à effet tunnel, mues par des moteurs piézoélectriques. L'appareil permettrait d'engranger un milliard d'informations par centimètre carré et aurait l'avantage non dédaignable de beaucoup mieux résister aux chocs que les disques durs conventionnels pour ordinateurs.

article sur les nanotechnologies

voir aussi l'article sur les nanotubes

© Le Temps stratégique, No 51, Genève, mars 1993. le.temps@edipresse.ch

[haut de la page]
 

© @rchipress 1998

Agence de presse Courrier Nord-Sud Episthèmes Sommaire Webeditor