Machiavel (1469-1527). Homme politique et philosophe florentin,
Machiavel est considéré comme "l'inventeur"
de la raison d'État à laquelle, selon lui, il fallait
beaucoup sacrifier afin que l'Italie, divisée en principautés
adverses et menacée d'invasion, soit sauvée. Son
ouvrage le plus fameux, Le Prince, publié après
sa mort, est divisé en vingt-six chapitres: la première
partie est consacrée aux différentes formes de
principautés (d'États) et aux moyens de les constituer
et/ou de les conquérir; quelques chapitres analysent les
grandes questions ayant trait à la vie intérieure
et à la politique étrangère de l'État,
celles-ci finissant par se réduire à un seul aspect
déterminant l'organisation des forces armées. Mais
les chapitres les plus marquants, et qui ont valu à leur
auteur de passer dans la langue courante avec l'épithète
"machiavélique", sont ceux consacrés
au Prince lui-même, à l'homme d'État et aux
qualités dont il doit faire preuve pour diriger les affaires
publiques. Implacables et rigoureuses, faisant fi de toute considération
morale, montrant sans détour que la force est le seul
principe sur lequel s'appuie tout État digne de ce nom,
ces pages ont posé le fondement de l'analyse politique
moderne.
"Savoir être renard et lion"
Voici les principaux préceptes que tout bon prince doit
respecter selon Machiavel: "mieux vaut être tenu pour
parcimonieux et ne pas gaspiller les noblesses de l'État
que de passer pour généreux et d'accabler ses sujets
d'impôts, mieux vaut être cruel quand il le faut
qu'inutilement miséricordieux, mieux vaut être craint
et respecté qu'aimé et insuffisamment respecté,
il est nécessaire pour le Prince de savoir être
renard et lion en même temps, il est nécessaire
pour lui de ne pas observer la parole donnée (le serment),
lorsque cette observance tourne à son détriment
et qu'ont disparu les motifs qui l'ont fait donner. Il est nécessaire
de paraître miséricordieux, fidèle, humain,
sincère, pieux, mais de savoir aussi ne pas l'être,
il doit en somme ne pas s'éloigner du bien s'il le peut,
mais savoir entrer dans lé mal s'il y a nécessité.
Tout cela parce, que, dans les actions des hommes et surtout
des princes, on considère la fin. Que le Prince fasse
donc en sorte de vaincre et de maintenir l'État. les moyens
seront toujours jugés honorables et loués par tous".
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ARTICLE
ADDENDA
| Éclaircissements nécessaires sur l'analyse de système | |
| Sur le tablier des pouvoirs | |
| Se situer dans le jeu du pouvoir | |
| Bibliographie |
© Le Temps stratégique, No 23 ,Genève, hiver 1987-1988. le.temps@edipresse.ch
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© @rchipress 1999
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