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Le Serpent cosmique par Jeremy Narby
Entretien
avec Jeremy Narby
Des
voyages de l'âme et autres termes cités
Ce qu'ils pensent de l'hypothèse
du serpent cosmique
Les
peuples indigènes ont aussi le droit de vivre!
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Trois chasseurs de mythes
Joseph Campbell (1904-1987), auteur
américain, a établi les principaux archétypes
de la mythologie mondiale. Son oeuvre majeure: The Masks of
God, 4 volumes, 1959-67, (London, Arkana, 1991).
Mircea Eliade (1907-1986), historien roumain des religions,
s'initia très tôt, en Inde, aux religions et aux
systèmes de pensée orientaux, et y apprit le sanskrit.
Ses études comparatives éclairent le mythe et le
fait religieux à travers les voies et expériences
culturelles ou historiques. Il a écrit notamment Traité
d'histoire des religions (Paris, Payot, 1949), Le chamanisme
et les techniques archaïques de l'extase (Paris, Payot,
1951), Images et symboles, (Paris, Gallimard, 1952), Mythes,
rêves et mystères (Paris, Gallimard, 1957).
Jean-François Duval en a brossé un portrait dans
"Le Temps Stratégique" No 19 de l'hiver 1986-87:
"Mircea Eliade, grand sourcier du sacré".
Alfred Métraux (1902-1963), ethnologue suisse devenu
américain, est considéré comme l'un des
meilleurs connaisseurs des civilisations et des cultures d'Amérique
du Sud et de Polynésie. Cet "ethnologue complet"
a écrit, notamment, L'Ile de Pâques (Paris,
Gallimard, 1941), Le vaudou haïtien (Paris, Gallimard,
1962), Les Incas (Paris, Seuil, 1967).
Trois explorateurs de l'ADN
Francis Crick (1916), physicien et biochimiste américain,
a découvert, avec James Watson et Maurice Wilkins, la
structure moléculaire en double hélice de l'ADN,
et a partagé avec eux, en 1962, un prix Nobel de physiologie
et médecine. Il est actuellement chercheur au Salk Lake
Institute de La Jolla à San Diego. Ses recherches récentes
portent sur la localisation de la conscience dans le cerveau
humain. Son dernier livre: L'hypothèse stupéfiante.
A la recherche scientifique de l'âme (Paris, Plon,
1994)
Christopher Wills, professeur de biologie moléculaire
à l'université de Californie de San Diego, est
connu pour ses livres de vulgarisation scientifique: La sagesse
des gènes: nouvelles perspectives sur l'évolution
(Paris, Flammarion, 1991), Exons, Introns and Talking Genes:
The Science Behind the Human Genome Project (Oxford, Oxford
University Press, 1991) et The Runaway Brain (New York,
Basic Books, 1993).
Jacques Monod (1910-1976), biochimiste français,
qui reçut en 1965, avec François Jacob et André
Lwoff, le prix Nobel de physiologie et médecine, est connu
du grand public grâce à son livre Le Hasard et
la Nécessité. Essai sur la philosophie naturelle
de la biologie moderne (Paris, Seuil, 1973).
Un philosophe chinois
Chuang-Tsu, Tchouang-Tseu selon la transcription française,
est à la fois l'auteur et le titre d'une uvre littéraire
chinoise du IVe siècle avant J.-C., qui est l'un des classiques
du taoïsme [courant mystico-philosophique créé
par Lao-Tseu au VIe siècle avant J.-C., dont le culte
de la liberté et l'aspect spontané et intuitif
sont souvent opposés aux conservatisme, moralisme et ritualisme
du confucianisme, versant "officiel" de la civilisation
chinoise]. L'ouvrage évoque, au travers de dialogues imaginaires
et de contes pleins d'humour des voyages chamaniques de "libre
errance" au sein de l'univers. On trouvera l'oeuvre complète
de Tchouang-Tseu dans Philosophies taoïstes (Paris,
Gallimard, 1969).
Et un chimiste qui a vu le serpent
August Kekule von Stradonitz (1829-1896), chimiste allemand,
auteur d'un célèbre manuel, Lehrbuch des organische
Chemie, présenta en 1866, dans un mémoire,
pour représenter le benzène, son célèbre
hexagone avec alternance de liaisons simples et de liaisons multiples,
affirmant qu'il avait eu la vision de cet édifice moléculaire
dans des états de rêverie durant lesquels il apercevait
les atomes mobiles s'associer selon leurs affinités, l'anneau
benzénique se refermant "comme un serpent qui se
mort la queue". Kekule faisait ainsi allusion à l'Ouroboros,
serpent emblématique de l'Egypte et de la Grèce
antiques, qui est représenté se mordant la queue
pour signifier qu'il se dévore lui-même et renaît
de lui-même sans cesse. L'Ouroboros est également
un symbole gnostique et alchimique signifiant l'unité
de toutes choses matérielles et spirituelles, qui jamais
ne disparaissent mais changent perpétuellement de forme,
dans un cycle éternel de destruction et de recréation.

Textes sur le chamanisme:
Ce que m'on fait voir
les plantes sorcières, par Michael
Harner
Chez les Indiens
la drogue structure, chez nous elle détruit, par Michel
Perrin
Setuuma chamane indien, par Michel Perrin |