Carlos Castañeda et Michael Harner: comparaison entre deux "visionnaires"
Castañeda va tirer de cette immersion
culturelle sa thèse de doctorat en anthropologie (L'Herbe
du Diable et la petite fumée, une voie Yaqui de la connaissance,
Paris, Soleil Noir, 1975) La subjectivité assumée
du chercheur et son observation participante vont susciter dans
les milieux académiques de nombreux débats, quand
bien même Castañeda a posé des questions
nouvelles et utiles en sciences sociales. L'expérience chamanique de Michael Harner peut être comparée à celle de Castañeda. Tous deux affirment avoir exploré des champs de la réalité non ordinaire tels que le font depuis des millénaires les chamanes, et concluent que la "réalité de consensus" n'est qu'un petit segment (occidental) du spectre de ce que l'homme (universel) peut percevoir du réel. Si les deux anthropologues ont vulgarisé le chamanisme, leurs démarches diffèrent toutefois: Michael Harner a développé une méthode permettant à chacun de s'exercer à des techniques chamaniques d'altération de la conscience [The Foundation for Shamanic Studies, P.O. Pox 1939, Mill Valley, California 94942; sur Internet: http://www.shamanism.org/], au risque de développer des espèces de "recettes" chamaniques, tandis que Castañeda continue de distiller par écrit les enseignements d'un vieil indien Yaqui, Don Juan, un véritable gourou. retour à l'article |
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