Edizine


Un révélateur nommé SFP

Lorsqu'il se porte acquéreur auprès de l'État français de la Société française de production (SFP), le 27 septembre 1996, Fabrice Giger est un inconnu du grand public. Sa candidature fait sensation. L'inventaire de la SFP - 800 millions de francs français de CA, 1000 employés, 25 ateliers de décoration, 8 plateaux de tournage, 40 000 accessoires de théâtre et 280 millions de perte - paraît vraiment hors de portée pour le Genevois. Les qualités de son plan social et son association
avec une filiale du groupe Havas lui vaudront pourtant la préférence du gouvernement, au grand dam d'un autre candidat, Walter Butler, financier proche d'Édouard Balladur. Jusqu'à ce qu'un épais dossier, jetant le discrédit sur sa solidité financière et sa probité, parvienne opportunément à tous les journaux de la capitale. Cette campagne de "révélations" fera long feu. Mais Havas n'en choisira pas moins de changer de partenaire dans cette affaire. Ce que voyant, Fabrice Giger a décidé de traîner le lâcheur en justice, au motif qu'il avait signé avec lui une clause de non-compétition.

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Le phénomène Giger

© @rchipress 1998

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