
Une somptueuse facture
En dix ans, Investcorp, ses investisseurs
et le groupe Breguet auront investi plus de 100 millions de francs
dans le groupe horloger. En 1987, Investcorp verse plusieurs
millions de francs pour le rachat de Breguet dans le lot de Chaumet.
A partir de 1991, Montres Breguet réalise une série
d'acquisitions: Valdar SA, 3,8 millions; Nouvelle Lémania,
15 millions; Jaquet-Droz, à La Chaux-de-Fonds, 2,2 millions.
A la même époque, la restauration de l'ancienne
fabrique de limes, qui abrite les ateliers Breguet, à
L'Abbaye, engloutit une dizaine de millions.
En 1991, les investisseurs proches d'Investcorp injectent 50
millions de francs dans une augmentation du capital de Breguet,
afin de fixer la valeur de l'entreprise à 200 millions
de francs. Opération qui se solde par une perte pour les
investisseurs et pour l'entreprise elle-même. En raison
de l'annulation de son entrée en bourse, celle-ci ne pourra
pas réduire son endettement de 67,5 millions de francs
à 17,5 millions.
En 1993, Breguet doit obtenir un nouveau crédit de 60
millions de francs pour rembourser une partie de ses dettes.
L'année suivante, le groupe fait pour la première
fois une perte. A Paris, Breguet SA, siège du groupe et
son distributeur en France et aux Caraïbes, qui perçoit
des royalties de ses filiales suisses, affiche une perte de 3,7
millions de francs suisses sur dix-huit mois. Depuis, les déficits
n'ont pas cessé.
Ces cinq prochaines années, Investcorp s'apprête
à réinvestir plusieurs dizaines de millions de
francs pour relancer le groupe.
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Breguet, quatrième patron pour
une troisième chance
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