Edizine

Bande à part

Quels sont les liens entre Breguet et Ebel? "Nous faisons bande à part", insiste Jean-Joseph Jacober. Pourtant, en 1994, après le rachat de la marque neuchâteloise par Investcorp, Sandro Arabian, l'actuel patron d'Ebel, était pressenti comme le chef d'orchestre d'une nouvelle constellation industrielle qui rassemblait des noms aussi prestigieux que Breguet, Valdar, Nouvelle Lémania et Gucci (voir Bilan N° 12, 1994).

Aujourd'hui, après l'entrée en bourse de Gucci, l'intéressé lui-même n'en parle plus. Sandro Arabian préfère rechercher en solitaire une montée en puissance d'Ebel. "La marque n'exploite pas tout son potentiel. Notamment en Asie et surtout au Japon. Ebel serait endormie sur ses lauriers, estime Sandro Arabian qui, dans la foulée, commente le départ de Pierre-Alain Blum, petit-fils du fondateur de la maison. "II ne peut pas y avoir deux capitaines sur un même bateau: Gucci a travaillé avec Maurizio Gurni, puis tout aussi bien sans lui." Quant à l'entrée en bourse d'Ebel, elle ne serait pas agendée pour bientôt. Sandro Arabian: "II reste encore beaucoup de travail."

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Breguet, quatrième patron pour une troisième chance

© @rchipress 1998


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